L'atelier lyrique a offert un Chilpéric dynamique

Le Courrier de l'Ouest du mercredi 2 janvier 2013 (N°20768) titre :

"L'atelier lyrique a offert un Chilpéric dynamique"

Chilpéric aura demandé, au total, près de douze heures de concentration aux acteurs et figurants - Photo CO - Josselin CLAIR

Cela faisait plus d'un siècle que les conquêtes, amoureuses et autres, de Chilpéric, le petit-fils de Clovis (539-584), n'avaient plus été racontées. Créée en 1868 par Florimond Roger, dit Hervé, l'opérette n'avait pas été jouée depuis 1895, selon le site internet de l'ANAO (Académie nationale de l'opérette). Autant dire qu'il s'est agi de moments rares, samedi, dimanche et lundi, au Grand Théâtre, à l'occasion de la représentation de Chilpéric par l'Atelier lyrique angevin, fort de 12 solistes, de 42 choristes amateurs et de 25 musiciens. Les spectateurs ne s'y sont pas trompés, eux qui ont rempli les travées des lieux lors de chaque représentation. Parmi eux, M. Comte-Offenbach, descendant de Jacques Offenbach, qui a pu apprécier, comme chaque année, la performance de l'atelier lyrique. Son illustre aïeul et Hervé étaient en effet des contemporains, au 19e siècle.

Si Offenbach est devenu célébrissime, Hervé est quant à lui tombé dans l'oubli. Mais l'Atelier lyrique angevin a tout mis en oeuvre pour le faire resurgir.

Du coup, les 3h40' du spectacle sont passées vite, dimanche, grâce à une belle dynamique de la part de tous les acteurs. Samedi, la représentation de Chilpéric avait duré quatre heures, entractes inclus. Dimanche, les vingt minutes en moins ont beaucoup bénéficié à la représentation qui, en dépit de jeux de mots parfois lourds, est constamment restée alerte.

L'an prochain, une oeuvre d'Offenbach sera au menu de l'Atelier lyrique angevin. Mais il faudra encore patienter pour savoir laquelle.